29 juin 2009
La chanson du jardinier / Kalpana Swaminathan
Tout commence au petit matin dans un immeuble de Mumbai. Monsieur Rao, un habitant, est retrouvé mort dans les parties communes. Qui a pu tuer cet homme, banquier et père de famille ? Et bien, tout le monde !
On découvre rapidement que tous ses voisins ont un mobile solide. C'est que ce Monsieur Rao était un vrai nid à rumeurs ! Tous ses voisins ont été tour à tour la cible de ses rumeurs. Une vraie tête à claques, ce Rao (et sa femme aussi !).
L'une des voisines de la victime n'est autre que Lalli, ancienne policière. Elle va mener l'enquête aidée de sa nièce et d'un policier.
Ce roman est la seconde aventure de Miss Lalli. C'est un roman différent du premier, Saveurs assassines. Ce second roman est plus intéressant, plus captivant. L'intrigue est bonne. Et ce roman a aussi un autre intérêt : au travers des histoires des voisins de Monsieur Rao, l'auteur nous offre une présentation de la société indienne, des problèmes de société, des sujets tabous.
Publié par Points (2009)
27 juin 2009
Rentrée littéraire 2009
Les vacances débutent à peine mais les premiers échos sur la prochaine rentrée littéraire sont apparus ici et là, dans la presse ou sur les sites des maisons d'édition.
J'ai déjà repéré quelques titres, des romans d'auteurs du Sous-continent indien.
Inde
L'Inde en héritage d'Abha Dawesar (Ed. Héloise d'Ormesson)
Histoire de mes assassins de Tarun Tejpal (Buchet Chastel)
Trône du paon, premier roman de Sujit Saraf (Grasset)
Pakistan
Attentat à la mangue de Mohammed Hanif (Ed. des Deux Terres / 26 août)
La Vaine attente de Nadeem Aslam (Le Seuil)
Sri Lanka
Le Sari rouge de V.V. Ganeshananthan (JC Lattès / septembre)
Et vous, avez-vous déjà repérer des titres ?
24 juin 2009
A quand les bonnes nouvelles ? / Kate Atkinson
Il y a trente ans, Joanna a été le témoin d'un crime atroce : le triple meurtre de sa mère, de sa soeur et de son frère. Cela se passait dans la campagne du Devon. Trente ans plus tard, installée loin de l'endroit de la tragédie, Joanna a fondé une famille. Pour s'occuper de son bébé, elle a engagé une jeune fille à l'histoire malheureuse, Reggie, tout juste seize ans, intelligente et soucieuse des autres.
C'est Reggie qui va s'inquiéter de la disparition soudaine de Joanna auprès d'une inspectrice de police, Louise Monroe, celle-là même qui, quelques jours plus tôt, était venue annoncer à Joanna la libération du meurtrier de sa famille...
Cela fait longtemps que je voulais découvrir les écrits de Kate Atkinson, en fait depuis la sortie de "La Souris bleue" (ça date). C'est désormais chose faite.
J'ai bien aimé ce roman. J'ai trouvé que l'histoire était bien menée et j'y ai accroché sans problème.
Publié par les Editions de Fallois (2008)
21 juin 2009
Japon
Utsukushii, voilà le mot japonais qui sied à ce livre. Cela signifie "magnifique".
Entre ville et campagne, entre tradition et modernité, au milieu de la nature, des temples, dans le quotidien japonais, en cuisine... C'est dans tous ces endroits que nous amènent les photos de David Michaud. Vues d'ensemble, petits détails, rien n'échappe à son oeil. Les photos sont accompagnées de textes écrits par David Michaud mais aussi de proverbes japonais et d'extraits de romans et de livres sur le Japon.
J'ai découvert le travail de David Michaud à travers son blog, lejapon.fr, que je suis régulièrement depuis quelques mois. Les photos étant magnifiques, cela m'a donné envie de me procurer ce livre et bien m'en a pris.
Ce livre est un très beau voyage au Pays du Soleil Levant et je ne peux que vous invitez à visiter son blog et à vous procurer son livre.
Publié par Chêne (2009)
"On commence à vieillir quand on finit d'apprendre" (Proverbe japonais)
20 juin 2009
Je n'entendrai pas le rossignol / Khushwant Singh
1942. Penjab. Indes britanniques. Buta Singh est magistrat, proche de la retraite. Tout au long de sa carrière, il a su se montrer loyal au colonisateur, ce qui lui a valu avancement et avantages. Il est désormais installé dans une demeure bourgeoise avec sa femme, ses deux enfants et sa belle-fille.
En cette année 1942, la lutte pour l'indépendance est en marche. Cette lutte est la voie choisie par Sher Singh, le propre fils du magistrat. Il fait partie d'un petite groupe de jeunes nationalistes dont est membre un autre fils de magistrat. C'est une activité dangereuse considérée comme terroriste par les autorités britanniques.
Buta Singh ne sait rien des activités de son fils, un fils qui veut être quelqu'un. Et pourtant, il devra en supporter les conséquences. Au coeur de la tempête, un roc apparaît : la mère de Sher Singh et donc femme de Buta Singh, qui jamais ne vacille, fortement accrochée à sa foi sikhe.
Un bon roman, écrit dans les années 50, qui nous fait suivre l'itinéraire d'un jeune qui choisit la lutte pour l'indépendance et qui permet de pénétrer dans l'intimité d'une famille.
Publié par Picquier (2004)
Autre roman du même auteur : Train pour le Pakistan
18 juin 2009
Le retour à la terre (suite)
J'ai déjà présenté le premier volume de cette série dans un précédent billet. Je reviens avec les volumes 2 et 3.
On y retrouve Manu, Mariette et leur chat Speed (ne pas se fier au nom !) aux Ravenelles. Le couple est désormais installé dans le village. Tous les signes sont là : Manu a des projets pour l'aménagement extérieur de la maison, les villageois lui demandent quelques réalisations (il faut bien qu'ils mettent à profit le fait d'avoir un auteur de bandes dessinées même s'ils ne comprennent pas très bien le métier de Manu), Manu et Mariette ont moins de contacts avec leurs amis citadins... Et puis la famille va s'agrandir, ce qui déclenche quelques angoisses chez Manu.
Ces volumes sont à l'image du premier volume de la série : des saynètes qui sentent le vécu et un ton plein d'humour.
Publié par Dargaud (2005)
16 juin 2009
"Ne jamais franchir la ligne rouge sinon..."
A l'occasion des élections en Iran, j'ai décidé de lire Prisonnière des mollahs de Zarah Ghahramani. Les évènements qui ont suivi l'annonce des résultats rendent le récit apporté par ce livre que plus actuel.
En 2001, Zarah est arrêtée en pleine rue après avoir participé aux contestations étudiantes de 2000 et 2001. Elle est emprisonnée à Evin, une prison tristement célèbre située au nord de Téhéran et "véritable ville dans la ville". La jeune femme de vingt ans va découvrir le très dur univers carcéral : elle subit des interrogatoires musclés (à Evin, la torture n'est pas seulement un mot), elle connaît l'humiliation et la peur de sombrer dans la folie.
Comment Zarah en est-elle arrivée là ? Pourquoi a t-elle participé aux manifestations ? Les réponses à ces questions sont données par la jeune femme elle-même. Elle est née dans un famille plutôt libérale et aisée. Son père est un ancien officier de l'armée du shah (monarque qui a régné sur l'Iran jusqu'en 1979) et qui a décidé de rester en Iran après la mise en place de la République islamique. Sa mère est kurde (tout comme son père) mais de religion zoroastrienne. Très tôt, Zarah développe un esprit critique encouragée en cela par son milieu familial. Son récit met aussi en avant tout l'amour qu'elle a pour son pays, sa culture, en particulier la langue et la littérature persanes.
Issue d'une famille où l'éducation est primordiale, Zarah s'est vue interdite d'études universitaires par la justice iranienne. Elle vit aujourd'hui en Australie.
Publié par J'Ai Lu (2009)
15 juin 2009
Que c'est chouette d'avoir une telle grand-mère !
Voilà ce que pourrait dire Akihiro, le jeune héros du manga Une sacrée mamie dont le premier volume vient de paraître.
Fin des années 50, Akihiro vit à Hiroshima avec sa mère et son frère aîné. Mais à l'époque, il est difficile pour une femme d'élever seule deux enfants dont le second est très turbulent. Elle décide de le confier à sa propre mère qui vit à plus de 300 km. La séparation est brutale, le jeune Akihiro n'ayant pas été mis au courant.
Le premier jour, Akihiro tente de s'enfuir. Il ne la connaît pas cette mamie. Et puis assez vite, il la qualifie de gabai (géniale). Et c'est vrai que cette grand-mère est géniale et surtout ingénieuse. Pauvre mais ne manquant de rien grâce à toutes ses astuces (comment récupérer de la nourriture, comment ne pas payer les factures...).
La lecture de ce manga a été un bon moment. Les personnages sont très attachants. On découvre la vie dans la campagne japonaise des années 50.
Ce manga est un bel hommage d'un petit garçon devenu grand à sa mamie car cette histoire est autobiographique, c'est celle de l'auteur Yoshichi Shimada.
A noter : le second volume devrait paraître cet été.
Publié par Delcourt (2009)
14 juin 2009
Lumière pâle sur les collines / Kazuo Ishiguro
En Angleterre, une Japonaise pleure sa fille Keiko qui s'est suicidée. Elle passe quelques jours en compagnie de sa seconde fille, Niki. Elle se remémore un passé lointain : elle vivait alors au Japon avec son premier mari et elle était enceinte de Keiko. C'était à Nagasaki quelques années après la fin de la guerre et la ville se reconstruisait peu à peu. Sur le terrain vague en bas de son immeuble, une maisonnette. C'est là que vivaient Sachiko et sa fille Mariko. Cet été-là, une amitié va se nouer entre Etsuko et Sachiko.
Je suis partagée sur cette lecture. Je n'ai pas été déçue mais je suis restée sur ma faim. Le livre est bien écrit, j'ai été prise dans l'histoire mais je trouve que cette histoire s'arrête trop brusquement. J'aurais aimé en savoir plus sur les personnages. La quatrième de couverture parle du roman en ces termes : "écrit dans un style dépouillé (...), tout en demi-teintes et en non-dits (...)". Pour moi, il aurait fallu une histoire un peu plus développée.
Kazuo Ishiguro est un auteur britannique d'origine japonaise relativement bien connu ("Les Vestiges du jour", "Quand nous étions orphelins"...). "Lumière pâle sur les collines" est le premier de ses romans.
Publié par Folio (2009)
13 juin 2009
Un zoo en hiver / Jirô Taniguchi
C'est toujours avec un immense plaisir que je retrouve l'univers de Jirô Taniguchi. Son dernier manga vient de paraître (le 10 juin). L'auteur nous offre cette fois un manga d'apprentissage.
Le jeune Hamaguchi Mitsuo est doué pour le dessin. Embauché chez un fabricant de textile de Kyôto, il pensait pouvoir dessiner des modèles. La réalité est différente. Mais le jeune homme n'oublie pas son rêve d'être mangaka. Une opportunité lui est, un jour, offerte de travailler à Tôkyô en tant qu'assistant d'un mangaka. Il découvre le métier, un métier exigeant mais aussi la rivalité entre assistants qui ont tous le même rêve...
Je crois qu'il n'y a plus besoin de présenter Jirô Taniguchi tant ses oeuvres sont largement publiées en France. Ce manga n'est pas différent des précédents : toujours le même coup de crayon et une histoire intéressante.
Publié par Casterman (2009)









